S'il ne s'agissait que de la quatrième journée du championnat 2009/2010, la réception de l'AS Monaco FC revêtait presque déjà une obligation de gagner pour le FCSM. Avec trois points en trois rencontres, mais aussi deux revers consécutifs auparavant, les Sochaliens avaient tout à la fois l'opportunité, en cas de succès, de se rassurer et de chasser ses démons des deux dernières saisons.
Penalty obtenu par Davies et transformé par Sverkos
L'équipe sochalienne proposait un jeu semblable à celle qui, inspirée et dominatrice, avait été salué à Auxerre et Montpellier en premières périodes. Oubliées donc les craintes observées lors de l'accueil des Bordelais deux semaines plus tôt. Teddy Richert était toutefois le premier gardien à être mis à contribution lorsqu'après dix minutes, sur un coup franc joué très vite dans le dos de la défense, Park se voyait offrir de défier le gardien sochalien avant de frapper trop mollement. La meilleure impression restait toutefois en faveur des hommes de Francis Gillot qui allaient marquer sur leur première frappe cadrée. Sébastien Puygrenier, auteur dans sa propre surface d'une charge illicite sur Charlie Davies, était sanctionné. Vaclav Sverkos prenait la responsabilité de tenter un penalty qui trompait Ruffier, pourtant bien parti. Le Tchèque, d'un tir dans le petit filet, s'offrait son deuxième but de la saison.
Quatre occasions franches pour le FCSM
Le FCSM, libéré et toujours dominateur, s'offrait une kyrielle d'occasions franches. Mis en position de face à face avec Stéphane Ruffier, Ryad Boudebouz jouait la finesse et attendait que le gardien soit au sol avant de voir sa tentative butter sur la transversale. Après quoi un dégagement de Peygrenier était repoussé en catastrophe par son gardien tandis que Sverkos voyait sa reprise frôler cette même barre. L'ASM FC, apathique, était à la limite de la rupture. Guy Lacombe ne s'y trompait d'ailleurs pas en effectuant un premier changement après la demi-heure de jeu comme pour réveiller son équipe. Sans grande réussite immédiate, l'impeccable Stéphane Ruffier devant à nouveau intervenir sur une tête de Jacques Faty. Si les débats s'équilibraient légèrement jusqu'à la pause, avec quelques incursions et corners monégasques, l'avantage franc-comtois au tableau d'affichage était mérité.
Le festival de Stéphane Ruffier
Rien ne changeait vraiment avec le coup d'envoi du deuxième acte. Le FCSM, toujours aussi à l'aise techniquement, faisait tourner le ballon et s'aventurait aussi facilement qu'auparavant jusque dans la surface visiteuse. A trop dominer sans inscrive un deuxième but, les Sochaliens restaient toutefois à la merci d'un retour monégasque. La faute en incombait principalement à Stéphane Ruffier. Le gardien monégasque, si ce n'est une frappe enroulée de Charlie Davies qui n'accrochait pas le cadre, mettait en échec toutes les tentatives adverses. Le Stade Bonal en était quitte pour trembler à chaque offensive visiteuse après l'heure de jeu, lorsque l'ASM FC se rebellait timidement pour forcer Teddy Richert à s'employer. Pas suffisant pour enrailler une machine sochalienne qui baissait logiquement le pied dans le dernier quart d'heure, mais sans jamais céder à la panique ou à la peur de remporter son deuxième (et ô combien logique !) succès de la saison
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